"bel mourir" au "bien mourir"

Publié le 21 Avril 2016

En 1589, Edme de Hautefort, gouverneur et sénéchal du Limousin, « toujours prêt à défendre sa religion, son pays et sa foi » est tué en défendant Pontoise, par des soldats cachés derrière une église. Cette mort est donc à mettre en rapport avec le climat détestable engendré par les guerres de religion, car Hautefort « s'est tousjours trouvé au milieu des Gaulois / Combattant l'Espagnol, l'Allemand et l'Anglois ». Mais, comme nous le verrons pour la mort de maladie, l'auteur tente de transformer cette mort « ignoble » en « belle mort » : « Hé, Bon Dieu, qui croyra qu'une si belle mort / Ait honoré le los du Sieur de Hautefort / Qu'il soit mort dans l'église, et aux saints pieds de celle / Qui enfanta son Dieu, et demeura pucelle ? (...) / O mort digne de toy et digne de ta vie. »

Source : Hélène Germa-Romann, Du "bel mourir" au "bien mourir" : le sentiment de la mort chez les gentilhommes français (1515-1643), 2001, p. 249

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