Histoire de la Corrèze et du Bas-Limousin

Publié le 21 Avril 2016

La trêve est mise à profit par les deux camps : Mayenne, chef des Ligueurs, et le baron de Gimel, son allié, préparent une offensive contre Turenne qui, de son côté, a réuni plusieurs milliers d'hommes, qu'il nourrit et entraîne en leur faisant piller Beaulieu, Argentat, Uzerche... Enhardi par ces succès, il se jette sur Tulle qui ne capitule qu'après une farouche résistance (6 novembre 1585). La ville, à démi incendiée, pillée, décimée par les épidémies, doit payer une rançon de 10.000 écus. L'armée de Mayenne, formée de Suisses, d'Allemands et d'Albanais accourt alors et reprend plusieurs places : Beaulieu, Meyssac et même Turenne. La guerre est de plus en plus confuse et cruelle : catholiques et protestants, battus en un lieu, prennent ailleurs leur revanche, tuant, dévastant et incendiant, chacun à son tour. L'historien Mézeray prétend que les 400 Albanais de Mayenne commirent plus de méfaits que 10.000 Français.

Source : Marc Ballot, Léon Dautrement, Histoire de la Corrèze et du Bas-Limousin, 1945, 100 p.

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